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De plus en plus d'entreprises sont constamment connectées
à Internet pour leur activité. Ainsi les salariés réalisent
une partie de plus en plus importante de leur activité sur
le net, notamment pour envoyer des mails, passer des commandes,
correspondre avec les clients…Cependant, l'utilisation de
ces nouveaux médias génère de nouvelles difficultés de management,
liées à leur défaut de structuration.
La majorité des problèmes est due au fait que le web n'est
pas seulement une source d'informations professionnelles unique,
mais aussi un accès à de nombreux sites attractifs et dénués
de tout intérêt professionnel.
De plus, il constitue une réserve inépuisable de virus, qui
peuvent mettre en danger le système informatique de l'entreprise.
Outre les risques liés au surf sauvage des collaborateurs
curieux, l'utilisation intempestive du mail rend le contrôle
des flux informationnels difficile.
Comment mettre en place des politiques de contrôle de l'utilisation
du web et des informations échangées sur les mails ? Ces actions,
trop souvent répressives, ont conduit les salariés pris en
faute à saisir les tribunaux.
On constate cependant que la jurisprudence relative au contrôle
des salariés au moyen d'outils électroniques est encore rare.
Les affaires jugées concernent pour l'instant deux types de
comportement :
Le licenciement d'un salarié pour avoir consulté des sites
pornographiques
Le contrôle du courrier électronique d'un salarié en effet,
pour le tribunal, quelles que soient les motivations des personnes
ayant ouvert le courrier, il s'agit d'une "violation de correspondance
effectuée par voie de télécommunication par des personnes
chargées d'une mission de service public" (art. 432-9 du Code
pénal).
En fait, un employeur peut légalement contrôler les informations
qui transitent sur les ordinateurs de ses employés .
Toutefois, la mise en place de tels procédés nécessite le
respect d'un certain nombre de règles.
- l'employeur doit prévenir ses salariés de l'existence et
de l'utilisation de ces outils de contrôle, comme pour l'installation
de tout outil de surveillance. En cas de non respect de cette
règle d'information, les tribunaux peuvent refuser toutes
les preuves apportées par l'employeur, dans le cadre d'une
procédure de licenciement, par exemple.
- Généralement, dans les grandes sociétés, une consultation
préalable du comité d'entreprise est même imposée par le Code
du travail.
- Le contrôle doit être justifié par la nature des activités
surveillées, cette règle visant à limiter les abus
Concernant le contrôle des courriers électroniques, le problème
est plus complexe. D'un point de vue légal, les correspondances,
quel que soit leur support (papier, téléphone, informatique,
etc.) sont protégées par des textes particuliers du Code pénal,
qui ne tiennent pas compte de l'environnement spécifique de
l'entreprise.
Le contrôle sauvage des mails risque de susciter des conflits
qui, dans l'état actuel du droit, conduiront à la condamnation
de l'employeur.
Aussi, pour éviter que le remède soit pire que le mal, et
que le climat social se dégrade, il est souhaitable que vous
associez vos salariés à l'élaboration des procédures de contrôle.
Cette action préalable présente l'avantage de responsabiliser
les utilisateurs, de les informer, et de définir avec précision
les limites de l'utilisation des outils informatiques.
Le résultat de cette concertation doit faire l'objet d'un
document explicatif qui trouvera sa place au sein du règlement
intérieur de l'entreprise.
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