La PME
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le 16 / 10 / 2008

Les nouvelles caractéristiques de l'épargne salariale

Une loi sur l'épargne salariale a récemment modifié les modalités de l'épargne salariale, notamment l'intéressement, la participation et les plans d'épargne entreprise.

Les deux nouveaux dispositifs :

- Le premier est un plan partenarial d'épargne salariale volontaire (PPESV). Il s'agit d'un dispositif d'épargne salariale à long terme (10 ans d'indisponibilité, sauf cas de déblocage anticipé à définir par décret). Ce plan sera alimenté à l'initiative des participants par des sommes provenant de l'intéressement, de la participation, d'un PEE, d'autres versements volontaires, de l'abondement de l'entreprise. En cas d'abondement de l'entreprise, la fraction excédant 2 300 E par an, pour chaque salarié, est soumise à une contribution de 8,2 % recouvrée par les URSSAF.

-Le second est un plan d'épargne interentreprises permettant à différentes entreprises de mettre en place un plan d'épargne interentreprises (fonctionnement voisin du PEE).

Modifications de l'intéressement et de la participation

- désormais, on peut exiger des salariés une ancienneté trois mois maximum au lieu de six .
Cette nouvelle condition remplace toutes conditions d'ancienneté supérieure. Pour calculer cette ancienneté, il faut prendre en compte tous les contrats de travail exécutés au cours de la période de calcul ainsi que dans les 12 mois qui précèdent.

- Les chefs d 'entreprises, ou, les présidents directeurs généraux, gérants ou membres du directoire des entreprises qui comptent moins de 100 salariés, peuvent participer au PEE, même s'ils n'ont pas de contrats de travail.

-Vous pouvez mettre en place un accord d'intéressement ou de participation ou encore un PEE au sein d'un groupe constitué par des entreprises juridiquement indépendantes mais ayant établi entre elles des liens financiers et économiques.

- Les accords seront plus sécurisés : désormais le directeur départemental du travail a quatre mois à compter du dépôt de l'accord pour demander le retrait ou la modification de certaines dispositions. Aucune contestation ultérieure portant sur la conformité de l'accord par rapport à la réglementation en vigueur au moment de sa conclusion ne pourra remettre en cause les exonérations sociales et fiscales attachées à l'intéressement. Enfin, si un accord a été conclu ou déposé hors délai, il contraint bien l'employeur à verser les primes d'intéressement prévues mais n'ouvre droit aux exonérations que pour les périodes de calcul ouvertes postérieurement au dépôt.

- pour calculer l'intéressement vous pouvez vous reporter à des résultats ou à des performances de l'entreprise appréciés sur une période allant de trois mois à un an. Vous pouvez aussi vous référer aux résultats d'une ou plusieurs filiales, dès lors qu'à la date de conclusion de l'accord, au moins 2/3 des salariés de ces filiales situées en France soient couverts par un accord d'intéressement. Dans chaque filiale ou aucun accord d'intéressement n'est applicable, l'entreprise doit prendre un engagement de négocier un accord d'intéressement.

-Vous ne pouvez plus mettre en place un accord de participation prévoyant une période d'indisponibilité réduite à trois ans. Les périodes d'indisponibilité de trois ans prévues par des accords de participation antérieurs à la loi sur l'épargne salariale continuent à s'appliquer.

-Les accords de participation peuvent désormais prévoir que la répartition entre les salariés soit proportionnelle au salaire de chacun, uniforme ou proportionnelle à la durée de présence de chacun au cours de l'exercice. Ces critères peuvent aussi être combinés. Ainsi, il n'y a plus de limite à la prise en compte de la présence comme critère de répartition .

Réforme de la PEE

Les chefs d'entreprises peuvent donc y accéder.
- L'abondement de l'entreprise qui, comme auparavant, peut seulement être modulé en vertu de règles à caractère général, ne peut pas avoir pour effet de rendre le rapport "abondement de l'entreprise/versement du salarié" croissant avec la rémunération du salarié.

- Un principe de non-subsitution au salaire similaire à celui qui existe pour l'intéressement est mis en place. Les sommes versées par l'entreprise sur le PEE ne peuvent pas se substituer à un élément de salaire soumis à cotisations en vigueur dans l'entreprise au moment de la mise en place du PEE ou qui deviennent obligatoires en vertu de règles légales ou contractuelles.

Ce principe de non-substitution ne peut cependant pas avoir pour effet de remettre en cause les exonérations fiscales et sociales de l'abondement de l'entreprise, dès lors qu'un délai de 12 mois s'est écoulé entre le dernier versement de l'élément de rémunération en tout ou partie supprimé et la date de mise en place du PEE.

Les nouveautés concernant le départ du salarié et le compte épargne -temps -Chaque salarié doit être muni d'un livret d'épargne salariale .

-lors de son départ de l'entreprise , vous devez remettre au salarié un état récapitulatif des sommes et valeurs mobilières épargnées ou transférées au sein de l'entreprise dans le cadre de l'intéressement, de la participation ou du PEE ou du nouveau plan partenarial d'épargne salariale volontaire.

- Lorsqu'un salarié quitte une entreprise, il peut affecter au PEE de son nouvel employeur les sommes qu'il détenait chez son ancien employeur au titre du PEE ou de la participation et dont il n'a pas demandé la délivrance au moment de son départ.

- le compte épargne temps peut être constitué d'une partie ou de l'ensemble des primes d'intéressement voire des sommes provenant de la réserve spéciale de participation ou d'un plan d'épargne.

- Sur le plan fiscal, les indemnités compensatrices correspondant aux versements au titre de l'intéressement, de la participation ou du PEE sont assujetties à cotisations sociales mais exonérées d'impôts.



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Publication : lapme.net

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