La PME
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le 07 / 09 / 2010

Agissez avec précaution lors de la reprise des engagements d'une société en germe

Lorsqu'une nouvelle société se met en place, il est possible de reprendre rapidement à son compte les opérations réalisées en son nom.
Cependant, il convient de prendre des précautions avant d'engager la responsabilité des fondateurs. Voici quelques indications ….

· Pour avoir une réelle existence, une société doit enregistrer son immatriculation au registre du commerce. Ainsi, elle ne peut ni intervenir ni être responsable d'actes ayant précédé sa naissance. Ce sont donc les associés qui agissent pour son compte.

· Lors d'une reprise, l'associé intervenant pour la société non encore immatriculée engage sa responsabilité comme s'il avait contracté pour lui-même. Pour éviter cela, la société doit reprendre à son compte les engagements passés dans son intérêt. L'immatriculation peut avoir cet effet : dès lors que la société est immatriculée, les actes accomplis en son nom sont réputés avoir été accomplis par elle depuis l'origine.

· Pour la reprise, vous devez prendre certaines précautions :

- l'information des tiers : ainsi la personne qui agit pour le compte d'une société en de formation doit le préciser dans les engagements qu'il souscrit par la mention " pour le compte de la société en formation " et par toute mention permettant d'identifier la future société (ex. : siège social, associés, dénomination). Sinon il pourra être exigé que le signataire honore personnellement l'obligation.

- les actes à reprendre doivent être en annexe des statuts : La reprise des actes passés avant la rédaction des statuts peut se faire en leur annexant un état des engagements déjà souscrits pour le compte de la société. Cet état indiquera la nature et l'étendue des engagements à reprendre et sera présenté aux associés avant la signature des statuts ; la reprise est réalisée par la signature des statuts. Cependant, les associés peuvent refuser de signer les statuts; dans ce cas, la société pourrait alors ne pas être constituée, et l'associé rester personnellement tenu des actes qu'il a accomplis.

· Un mandat peut être délivré par les associés pour permettre à d'autres de prendre des engagements au nom de la société. Pour être valable, le mandat doit être postérieur ou intégré aux statuts et préciser les conditions dans lesquelles il sera exécuté ou les actes pour lesquels il est donné. Dès l'immatriculation, les engagements pris en vertu du mandat seront rétroactivement à la charge de la société.

· Fiscalement parlant, une société naît à la date de réalisation des apports, avant l'immatriculation. Par conséquent, la reprise de certains engagements sera assimilée à une cession. Ainsi, la reprise d'un bail commercial ou d'un achat de locaux peut donner lieu au versement des droits de mutation une première fois par le fondateur (au moment de la transaction) et une seconde fois par la société (lors de la reprise).

- C'est pourquoi il vaut mieux privilégier la reprise par mandat. Car seul le mandat est reconnu par l'administration fiscale comme moyen efficace de reprise évitant toute double perception des droits..



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Publication : lapme.net

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