La PME
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le 14 / 10 / 2008

Comment organiser l'accord des congés payés ?

L'été approche, et les demandes de congés vont se précipiter dans les entreprises .Il convient donc d'organiser cette saison dès maintenant. Pour cela, il vous appartient de remplir très tôt un certain nombre d'obligations d'information.

Pour calculer les jours de congés de vos salariés, vous avez jusqu'au 31 mai .

A cette date vous pouvez calculer les congés définitivement acquis dont bénéficieront vos salariés en 2001. Ils ont droit à 2,5 jours ouvrables de congés par mois travaillé entre le 1er juin 2000 et le 31 mai 2001.

La 2ème loi Aubry sur la réduction du temps de travail, prévoit que cette période de référence peut être fixée à des dates différentes par un accord collectif de modulation ou par un accord prévoyant une réduction du temps de travail sous forme de jours de repos. Si votre entreprise est affiliée à une caisse de congés payés, cette période, dite de référence, court du 1er avril au 31 mars de l'année suivante.

Seules les périodes de travail effectif donnent en principe droit à des congés payés. Mais, certaines périodes non travaillées y ouvrent également droit, comme par exemple les périodes de suspension du contrat de travail pour maternité, adoption, accident du travail ou maladie professionnelle (d'une durée ininterrompue d'un an au plus), ou les congés de l'année précédente... Il faut vous référer à votre convention collective qui peut assimiler d'autres périodes d'absence à du travail effectif, comme par exemple les absences pour maladie.

Pour décompter les jours de congés payés , il faut considérer les jours ouvrables , c'est-à-dire les jours de la semaine qui sont normalement travaillés. Lorsque vous faites le décompte des jours pris, vous n'avez donc qu'à exclure les dimanches et les jours fériés et non travaillés dans votre entreprise. Vous devez, en revanche, décompter les samedis (second jour de repos hebdomadaire) qui sont compris dans les congés de vos salariés. Mais attention, il ne faut pas les prendre en compte lorsqu'ils correspondent au 1er jour ouvrable suivant le départ en congés. Vous pouvez également décompter les jours de congés selon la méthode des jours ouvrés, c'est-à-dire ceux effectivement travaillés dans votre entreprise (du lundi au vendredi en règle générale). Cette méthode présente l'intérêt de simplifier votre calcul, les samedis n'étant, dans ce cas, pas comptabilisés.

Si le salarié est recruté en cours d'année, le calcul s'effectue à compter de la date d'embauche. Pour ceux qui quittent votre entreprise, la période travaillée prise en compte se termine à l'issue du préavis. Les salariés peuvent désormais prendre leurs congés payés dès l'ouverture de leurs droits sans attendre l'issue de la période de référence. Cette nouveauté a été introduite par la 2de loi Aubry et est particulièrement intéressante pour les nouveaux embauchés. Pensez à fixer le calendrier des départs

Vos salariés doivent partir au moins deux fois en congés :

- une 1re fois sous la forme d'un congé principal de 24 jours maximum et de 12 jours au minimum, entre le 1er mai et le 31 octobre 2001 ;

- une 2e fois pour la 5e semaine, qui doit en principe toujours être prise isolément du congé principal, sauf pour certains salariés, tels ceux originaires des DOM-TOM qui travaillent en métropole.

Si vous organisez les départs par roulement, vous devez tenir compte, pour fixer l'ordre et la date des départs :

- de la situation de famille du salarié ;
- de son ancienneté ;
- des possibilités de congés du conjoint ;
- d'éventuelles activités chez d'autres employeurs.

Vous pouvez aussi décider de fermer votre entreprise et imposer à tous vos salariés de partir pendant cette période de fermeture. Consultez votre comité d'entreprise ou vos délégués du personnel avant d'en fixer les dates.

N'oubliez pas d'informer vos salariés à double titre.
- Vous devez d'abord les informer collectivement de la période des congés payés au moins deux mois avant son ouverture. En règle générale, cette période est fixée par votre convention collective. A défaut, ou si aucune convention collective ne vous est applicable, c'est à vous que revient la décision de fixer cette période après avoir consulté, le cas échéant, votre comité d'entreprise ou vos délégués du personnel. En tout état de cause, elle doit comprendre la période du 1er mai 2001 au 31 octobre 2001. - Vous devez ensuite informer individuellement vos salariés de la date de leur départ, au moins un mois à l'avance, par courrier ou note de service.

Comment gérer les cas particuliers ?

Si le salarié est malade

- Si un salarié est en arrêt maladie au moment prévu pour son départ, il conserve intacts ses droits à congés. Sa date de départ doit alors être reportée. Attention, si ce salarié n'a pas pu prendre ses congés pendant la période fixée dans l'entreprise, du fait de sa maladie, il ne peut prétendre à aucune indemnité compensatrice.

- Si le salarié tombe malade pendant ses congés, il ne peut exiger leur prolongation. Il doit reprendre son travail à la date prévue, sauf si l'arrêt maladie se prolonge au-delà de la date de reprise initialement prévue. Pendant son congé, il peut alors cumuler ses indemnités journalières de Sécurité Sociale avec l'indemnité de congés payés. Mais le complément d'indemnisation pour maladie, éventuellement prévu par la convention collective, n'a pas à lui être versé. La rupture du contrat de travail

- En cas de licenciement ou de démission avant la date prévue pour les congés, le préavis est suspendu et se poursuit au retour du salarié.

- En cas de licenciement ou de démission pendant les congés payés, le préavis ne commence à courir qu'au retour du salarié.

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Publication : lapme.net

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