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24 / 07 / 2008
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Comment
choisir entre l'autofinancement et l'emprunt ? |
Face à la nécessité d'investir dans l'entreprise, vous avez
le choix entre l'autofinancement et l'emprunt auprès de la banque.
Il faut, avant de choisir l'une de ces options analyser la situation
financière de votre entreprise, en vous référant à quelques
règles de bases.
Si vous n'avez pas de réserves de trésorerie ou si la situation
financière de votre entreprise est précaire, vous êtes contraint
de recourir à un financement externe. Cependant vous avez peu
de chances que votre banquier accepte de vous accorder un prêt
couvrant l'intégralité de l'investissement. C'est pourquoi,
il est impératif de conserver la confiance de son banquier en
lui démontrant les efforts de financement de l'entreprise et
de son dirigeant, ainsi que tout l'intérêt de son concours pour
assurer le développement de l'activité.
Votre choix dépend de l'acquisition que vous souhaitez faire
:
**Si vous investissez dans un immeuble : Il est préférable de
recourir à un emprunt sur une durée de 12 à 15 ans. En revanche,
la vitesse de rotation du matériel peut légitimement vous pousser
à consacrer une part plus importante à l'autofinancement.
Vous devez aussi prendre en compte l'impact prévisible de votre
investissement sur vos besoins en fonds de roulement. Si vous
anticipez un accroissement de ces besoins, mieux vaut garder
vos réserves de trésorerie au chaud : elles vous permettront
de financer l'augmentation du montant de vos stocks et des crédits
consentis à vos clients sans recourir trop massivement aux financements
à court terme très coûteux.
D'une manière générale, mieux vaut financer vos investissements
lourds par emprunts et vos besoins d'exploitation par vous-même.
Pour financer vos immobilisations il est préférable de recourir
aux capitaux permanents dont dispose votre entreprise (capital,
réserves, emprunts à long et moyen terme notamment).
Veillez toujours à ce que votre ratio capitaux permanents/valeurs
immobilisées nettes soit au moins égal à 1. Lorsque ce ratio
est supérieur à 1, cela signifie que vos capitaux permanents
financent au moins pour partie vos besoins d'exploitation. Il
est inférieur à 1 lorsque vous avez financé une partie de vos
actifs immobilisés avec des dettes à court terme, ce qui constitue
un risque de gestion à éviter à tout prix. Faut-il emprunter
à 100 % ? Votre banquier sera réticent à financer 100 % de votre
investissement. Prévoyez donc un apport d'au moins 30 %.
N'oubliez pas de vérifier que votre capacité d'autofinancement
(résultat net + dotations aux amortissements) vous permettra
de faire face à vos échéances d'emprunts. A ce titre, nous vous
conseillons de respecter la règle suivante : Remboursements
en capital des emprunts < 50 % de la CAF
Dans certains cas, il peut être plus intéressant de recourir
à un emprunt total ou partiel alors même que vous disposez des
fonds pour financer votre investissement. En effet, le recours
au financement externe peut engendrer un effet de levier intéressant
du point de vue de la rentabilité financière de votre entreprise.
Autrement dit, la rentabilité financière des capitaux investis
dans votre entreprise peut augmenter si vous engagez des investissements
sans les autofinancer. Vous devez toutefois mesurer au préalable
le degré de ce fameux effet de levier.
Le coût réel de votre emprunt : Les taux d'intérêt actuellement
pratiqués sont relativement attractifs. Mais ne vous polarisez
pas uniquement sur le taux d'intérêt. Préférez-lui le Taux Effectif
Global qui comprend les coûts accessoires à l'emprunt (assurances,
frais de dossier, commissions diverses...). Et accordez une
attention toute particulière aux garanties exigées par votre
banquier. Dans cette optique, ne vous bloquez pas sur les frais
des garanties réelles (nantissement, hypothèque...), car ces
sûretés peuvent vous permettre d'échapper à un engagement de
caution personnelle beaucoup plus dangereux pour vous à titre
personnel.
Veiller à ne pas allonger inutilement la durée de l'emprunt.
Mieux, la réduction de sa durée peut vous permettre de réaliser
de substantielles économies
Fiscalement L'autofinancement ne génère aucun frais supplémentaire
du point de vue comptable et fiscal. Vous ne pouvez que déduire
l'amortissement du bien acquis sur sa durée normale d'utilisation.
A l'inverse, le financement par emprunt vous permet de déduire,
en plus de l'amortissement, les intérêts courus sur l'exercice.
Ainsi, cette déduction fiscale vous permet d'atténuer le coût
du crédit. Et plus l'économie d'impôt sur vos bénéfices générée
par la déduction des intérêts est importante, plus le coût réel
"net fiscal" du crédit est faible et plus vous avez intérêt
à emprunter.
Seuls les intérêts sont déductibles. La partie de vos mensualités
qui correspond au remboursement du capital ne l'est pas.
Selon le choix du mode de remboursement, constant ou progressif,
avec différé ou non, le coût fiscal annuel de l'emprunt peut
être totalement différent.
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