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05 / 02 / 2012
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L'actionnariat
salarié devrait se généraliser rapidement… |
L'actionnariat salarié consiste pour les employés à accéder
au capital de leur société. Ce mécanisme est vivement encouragé
par la loi Fabius. En fait, d'ici 2004, les conseils d'administration
comprenant moins de 3% de participation salariale devront proposer
une augmentation de cette part, en convoquant une assemblée
générale extraordinaire.
Ce phénomène est encore difficile à évaluer et à étudier en
France car les entreprises elles-mêmes ne connaissent pas l'exacte
population de leurs salariés actionnaires . Au total, on en
compterait entre 1,5 et 2 millions, présents dans près d'un
tiers (251) des entreprises françaises cotées sur un marché
réglementé. Les grandes entreprises (en termes de capitalisation
boursière et d'effectifs) présentes dans les secteurs de l'automobile,
la construction et l'énergie sont les leaders : c'est dans ces
secteurs que les salariés actionnaires sont le plus présents.
En revanche, les sociétés immobilières et d'investissement n'en
font pas grand cas.
· Ces actionnaires représentent collectivement une quarantaine
de milliards d'euros, soit 2,7% de la capitalisation boursière
de Paris. Ils détiennent en moyenne 3,7% du capital de leur
entreprise. Dans 82 cas, le seuil de 3% du capital est dépassé.
Ce seuil n'est pas symbolique puisque, dans ce cas, faute d'une
représentation des salariés actionnaires dans les organes de
gestion, une résolution dans ce sens devra, en vertu de la toute
jeune loi Fabius, être soumise cette année à une assemblée générale
extraordinaire. Là où le seuil de 3% n'est pas atteint (67%
des cas), une AGE devra, toujours en vertu de la loi sur l'épargne
salariale, se prononcer d'ici à 2004 sur une augmentation de
capital réservée aux salariés. De ce texte, les associations
attendent une nouvelle impulsion au développement de l'actionnariat
salarié.
Le mouvement est en cours, même si deux tiers des entreprises
cotées ne possèdent toujours pas de salarié dans leur tour de
table. En deux ans, la proportion d'entreprises du seul indice
SBF 250 qui en dispose est passée de 30 à 50%. L'an dernier,
69 groupes, soit 8,7% de l'échantillon total étudié, ont réalisé
une ou plusieurs opérations en faveur de leurs salariés (augmentations
de capital réservées, plan d'achat d'actions...), l'un d'entre
eux ayant offert aux salariés des 67 pays où il est implanté
d'y participer.
Présenté par ses promoteurs comme une contribution à la cohésion
sociale et au meilleur respect des règles de gouvernance des
entreprises, l'actionnariat salarié participe aussi évidemment
au développement de la culture actions des Français.
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