La PME
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le 28 / 08 / 2008

Tout ce qu'il faut savoir sur la fiscalité des dividendes en quelques points…

Si l'on considère le coût des prélèvements sociaux et la baisse récente du taux d'IS pour les PME, l'intérêt des rémunérations sous forme de dividendes s'est affaiblit. Quelles sont en réalité les avantages et inconvénients des dividendes ?

1) Les effets de la baisses de l'IS

Les bénéfices distribués par une société sont imposés une première fois au titre de l'impôt sur les sociétés (IS). Désormais le taux d'imposition de toutes les PME est ramené à 25 % (en 2001) puis à 15 % (en 2002) sur les 250 000 premiers francs de bénéfices ; seul l'excédent reste imposé au taux de base de 33,33 %. D'autre part, la contribution additionnelle de 10 % s'ajoutant au taux de base est progressivement réduite à 6 % en 2001 puis à 3 % en 2002. En pratique, le taux effectif de l'IS des sociétés dont le bénéfice imposable est inférieur à 50 millions de francs est ainsi ramené jusqu'à 250 000 F de bénéfices en 2001, à 26,5 % en 2002, ce taux sera de 15,45 %. Cependant ces changements ne rehaussent pas l'intérêt des dividendes : En effet, en cas de distribution de bénéfices, à l'IS dû par la société s'ajoute le précompte. Donc l'intérêt que l'on aurait pu espérer à l'égard du versement de dividendes est neutralisé.

2) Les conséquences de l' avoir fiscal

Après l'IS, les dividendes distribués sont censés subir une seconde imposition : au niveau de l'associé qui les perçoit au titre de son impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers (après un abattement de 8 000 F ou 16 000 F, mais seulement si le contribuable n'a pas atteint la tranche la plus élevée de l'IR, c'est-à-dire dont les revenus de 2001 excèdent 46 343 € ou 92 686 € pour les couples mariés). Cependant, pour éviter ce phénomène de double imposition, un crédit d'impôt égal à 50 % des dividendes est accordé aux associés personnes physiques. Contrairement aux idées reçues, il ne s'agit pas réellement là d'un avantage. Au mieux, il n'y a pas double imposition : l'avoir fiscal couvre l'impôt sur les sociétés acquitté avant la distribution des dividendes et le précompte. En théorie, on considère que l'avoir fiscal neutralise le risque de double imposition des bénéfices distribués si le taux d'IS effectif n'excède pas 33,33 %.

3) L'impact des prélèvements sociaux

Outre celles du fisc, autres ponctions sur les dividendes : la CSG (7,50 %), la CRDS (0,50 %) et le prélèvement social (2 %), soit au total 10 % de prélèvements supplémentaires, sachant que ce taux s'applique sur une base élargie additionnant le montant des dividendes et celui de l'avoir fiscal correspondant. Ainsi sur 100 F de dividendes versés, le dirigeant est taxé sur 150 F et paie donc 15 F.

4) Absence de charges sociales

Les dividendes, en revanche, ne sont pas assujettis aux charges patronales et salariales. Ce qui est bien avantageux, sachant que ces charges peuvent dépasser 60 % du montant du salaire. Cependant, la protection sociale baisse également. Pour toute comparaison efficace entre rémunération sous forme de salaire ou de dividendes, il faut donc correctement valoriser l'ampleur de la couverture sociale personnelle et familiale accordée en contrepartie de ces charges sociales.
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Publication : lapme.net

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