La PME
 http://www.lapme.net
 
le 14 / 10 / 2008

Comment sont imposées les plus-values mobilières ?

Les plus values mobilières bénéficient d'un système fiscal spécial, qui a connu de nombreuses modifications ces dernières années. Il convient donc de bien maîtriser cette fiscalité avant d'investir en bourse. Une longue instruction fiscale du 13 juin 2001 rappelle et commente le régime d'imposition sur les cessions de titres pour les particuliers, mis en place par la loi de finances pour 2000.

Le seuil des cessions, déclencheur de l'impôt, s'élève à 7 622 euros (50 000 F) en 2001. Il passera à 7 600 euros dès 2002. Ainsi, à partir du moment que le contribuable dépasse ce seuil, il doit s'acquitter de l'impôt sur les plus-values retirées des cessions de valeurs mobilières (actions, certaines parts de fonds communs de créances et de FCP, Sicav, certificats d'investissements...) et de droits sociaux (parts dans les sociétés non cotées).

- En principe, les plus-values en Bourse sont taxables au taux forfaitaire de 16 % (26 % avec les prélèvements sociaux). Toutefois, elles peuvent être soumises au taux progressif de l'IRPP si elles proviennent d'opérations effectuées " à titre habituel " et dépassent la simple gestion. Seules sont concernées les opérations effectuées dans des conditions analogues à celles qui caractérisent l'activité d'un professionnel des marchés (CE 14 février 2001, n° 189572).

- En règle général, les plus-values sont imposables au nom du nu-propriétaire du portefeuille. Sauf pour le quasi-usufruit , une convention autorise l'usufruitier à disposer seul des titres. Toutefois, les titulaires d'un portefeuille de titres dont la propriété a été démembrée après le 3 juillet 2001 peuvent désormais opter pour l'imposition des plus-values au nom de l'usufruitier.

- Les droits de mutation ainsi que les honoraires supportés lors de la donation de titres sont, désormais, pris en compte pour calculer la plus-value de revente (prix de cession par rapport à la valeur à la date de la transmission). Dans le cas d'une succession comprenant d'autres biens, seule la quote-part des frais correspondant aux titres est retenue :il faut appliquer aux frais globaux le rapport entre la valeur des titres et le montant de l'actif successoral. Les frais doivent avoir été effectivement supportés par le contribuable qui doit en apporter la justification.

- Le cas d'un changement de compartiment :Certains organismes de placement collectif (OPCVM) offrent aux épargnants, au sein d'une structure unique (FCP ou SICAV), plusieurs compartiments disposant chacun de sa propre orientation de gestion des actifs. La circulaire précise que le passage d'un compartiment à l'autre équivaut à une vente et donc fait tourner le compteur des cessions. Elle officialise ainsi une solution donnée par la COB. La plus-value résultante pourra être taxée si le seuil des 50 000 F est franchi dans l'année.

- Lors des échanges de titres, s'ils sont réalisés depuis le 1er janvier 2000, l'investisseur bénéficie d'un sursis d'imposition. Avant, un actionnaire ayant participé à une OPE devait déclarer la plus-value constatée lors de l'opération sur l'imprimé 2074 et la mentionner chaque année dans sa déclaration de revenus jusqu'à la cession effective des titres reçus à l'échange. Depuis le 1er janvier 2000, il n'a plus à la déclarer qu'une seule fois, c'est-à-dire à la vente des titres reçus en échange. Le montant de la plus-value est dès lors calculé sur la différence entre le prix de cession des nouveaux titres et la valeur d'achat des anciens titres qui ont été apportés à l'OPE.
-----------------------------------------------------
Publication : lapme.net

Contactez-nous
Abonnez-vous gratuitement à notre newsletter!

Si vous souhaitez vous désabonner
Cliquez ici

Votre avis sur notre newsletter