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Le conseil national de la comptabilité a prévu certaines dispositions
visant à alléger les obligations comptables des commerçants
et de certaines sociétés. Voici en quelques points les changements
prévus :
· La cote et la paraphe :
Actuellement le livre-journal et le livre d'inventaire sont
cotés et paraphés. Par dérogation, il est possible de recourir
à des documents informatiques écrits, identifiés, numérotés
et datés dès leur établissement . Désormais le décret supprime
cette obligation, mais les entreprises qui le souhaitent peuvent
maintenir l'option : le livre-journal et le livre d'inventaire
peuvent, à la demande du commerçant, être cotés et paraphés
.
· Les TPE individuelles
En ce qui concerne l'enregistrement des charges et des produits,
les personnes physiques placées sur option ou de plein droit
sous le régime réel simplifié d'imposition (RSI) peuvent,
par dérogation, n'enregistrer les créances et les dettes qu'à
la clôture de l'exercice . Elles peuvent également, par dérogation,
inscrire au compte de résultat, en fonction de leur date de
paiement, les charges dont la périodicité n'excède pas un
an, à l'exclusion des achats .
En revanche les personnes physiques placées soumises au régime
d'imposition des microentreprises peuvent, par dérogation,
ne pas établir de comptes annuels mais doivent, notamment,
enregistrer au jour le jour les recettes encaissées et les
dépenses payées, ainsi que les références des pièces justificatives
. En outres, les personnes physiques peuvent ne tenir qu'un
livre des recettes en inscrivant chronologiquement le montant
de leurs recettes professionnelles suivant leur date d'encaissement,
si leur chiffre d'affaires annuel n'excède pas un montant
de 120 000 F (18 293,88 €) . Elles doivent cependant distinguer
les règlements en espèces des autres modes de règlement et
indiquer les références des pièces justificatives .
· Concernant la date des opérations, il est également
prévu que les personnes physiques placées sous le RSI et les
" micro " puissent procéder à l'enregistrement comptable des
encaissements et des décaissements en reprenant la date de
l'opération figurant au relevé de l'établissement de crédit
ou de la poste . Il faut cependant savoir que le Conseil a
un avis plutôt défavorable à l'adoption de cette mesure .
· Traitement des frais généraux
Le but de cette réforme est de réduire les divergences entre
la comptabilité et la fiscalité. Rappelons que les exploitants
individuels soumis au régime simplifié d'imposition, de plein
droit ou sur option peuvent adopter le système de comptabilité
supersimplifiée. Ce système dispense les contribuables de
produire les justificatifs relatifs à certains frais généraux
accessoires payés en espèces dans la limite de 1 ‰ du chiffre
d'affaires réalisé et d'un minimum de 1 000 F (150 €)
Le nouveau projet dispenserait les personnes physiques placées
sous le RSI et les " micro " de produire les justificatifs
aux frais généraux accessoires lorsqu'une telle dispense est
accordée en matière fiscale par le code général des impôts.
· En ce qui concerne les frais relatifs aux carburants consommés
lors des déplacements professionnels de l'exploitant ayant
opté pour la comptabilité supersimplifiée, ils peuvent être
enregistrés forfaitairement d'après un barème publié chaque
année .
Le projet de simplification s'applique aux frais de carburant
des véhicules affectés à un usage mixte pour lesquels il n'existe
pas toujours de justificatifs. Le projet permettraient aux
personnes physiques placées sous le RSI et les " micro " d'enregistrer
forfaitairement, d'après un barème publié chaque année par
l'administration fiscale, les frais de carburant consommé
lors des déplacements professionnels .
· Centralisation trimestrielle des régimes réels simplifiés.
Actuellement toutes les écritures des journaux et des livres
auxiliaires sont centralisés une fois par mois au moins sur
le livre-journal et le grand livre .
Le projet prévoit la possibilité de centraliser ces écritures
tous les trois mois : cette mesure s'appliquerait aux personnes
physiques placées sur option ou de plein droit sous le régime
réel simplifié d'imposition, ainsi que celles bénéficiant
de par les textes comptables de la présentation simplifiée
des comptes annuels, de ne centraliser ces écritures que tous
les 3 mois.
Le Conseil émet un avis défavorable sur cette mesure.
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