De
nombreux contrats de travail prévoient une clause de
non concurrence qui empêche le salarié de travailler
après ce poste chez des concurrents directs.
L’entreprise verse en contrepartie une indemnité
financière pour compenser cette limitation. Cette indemnité
est obligatoire pour que la clause soit valable.
Sachez en outre, que cette indemnité compensatrice
de non-concurrence a la nature d’un salaire, et qu’à
ce titre, elle est soumise à cotisations sociales et
ouvre droit à indemnités de congés payés.
C’est pourquoi il est important que le
montant de l’indemnité compensatrice comprenne
à la fois la part correspondant à l’indemnité
de non-concurrence elle-même, et celle correspondant
à l’indemnité de congés payés.
La nouveauté réside dans la dernière
décision de la cour de cassation qui concerne la contrepartie
salariale de la clause de non concurrence.
Cette décision est née de la réclamation
d’un salarié qui avait exigé, six ans
après avoir été licencié, l’obtention
du versement d’une indemnité compensatrice de
non-concurrence prévue par sa convention collective.
L’employeur avait alors été condamné
par les juges à payer cette indemnité.
La Cour de cassation estime que cette décision
est incorrecte : la contrepartie financière à
l’obligation de non-concurrence ayant la nature d’un
salaire, l’action du salarié en paiement de cette
indemnité se prescrit obligatoirement – comme
en matière de salaire – par cinq ans.
Le salarié qui tarde à agir
ne peut donc obtenir le paiement d’indemnités
de non-concurrence plus cinq ans après la date de leur
exigibilité.
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