La PME
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le 14 / 10 / 2008

Comment traiter le crédit bail selon les normes IFRS ?

Selon les normes comptables françaises, les opérations relatives à des contrats de crédit-bail, des contrats de location de longue durée, des contrats de locations avec option d’achat ne figurent ne figurent pas au bilan des comptes sociaux.
On comptabilise uniquement au compte de résultat en charge la redevance (les loyers de location ou de leasing) payée chaque année.
En annexe, figurent des informations complémentaires sur les contrats de crédit-bail.
Source de divergence….
Cette méthode de comptabilisation est source de différenciation entre la présentation comptable d’une entreprise qui financerait par emprunt ses investissements et celle qui financerait par leasing (crédit bail) : la première aurait à l’actif la valeur des investissements, les dettes au passif tandis que la seconde n’aurait aucun actif ni aucun passif lié à ses investissements en crédit-bail.
De même au niveau du compte de résultat, la première entreprise voit son résultat amputé de dotation aux amortissements et de frais financiers alors que la seconde n’a que des charges d’exploitation avec le coût des loyers.

Les retraitements à effectuer :
Pour les besoins de la consolidation, les règles françaises impliquent le retraitement du crédit bail : le bien loué doit être considéré comme acquis par emprunt. On passe donc à l’actif en immobilisations la valeur du bien, contre une dette fictive au passif.

Les normes IFRS partent du même raisonnement : elles exigent le retraitement en actif et passif non seulement les contrats de crédit-bail mais également les contrats de location.
La principale différence avec les règles des comptes consolidés français réside dans le principe de « substance over form ».
Les règles internationales ne retiennent pas seulement les conditions de droit des contrats de location (contrat de crédit-bail) mais impliquent d’analyser d’un point de vue économique l’opération. Si l’opération peut être analysée comme le financement de l’acquisition d’un actif (finance lease) il est alors procédé au retraitement du contrat de façon à présenter les comptes de l’entreprise comme si elle avait acquis le bien.

Les conséquences sont les suivantes :

- les comptes des sociétés françaises sont différents si l’on considère les comptes sociaux ou les comptes consolidés. Il y a donc pour l’instant en France deux réalités de la même opération et deux retranscriptions comptables radicalement différentes. La mise en perspective de normes communes contribuerait à homogénéiser les bilans ;

- les bases françaises qui retiennent principalement la réalité juridique des contrats conduit à « retraiter » certains contrats (crédit-bail) et en exclure d’autres (locations). L’application de normes IFRS conduirait à moins de divergences dans la comptabilisation d’opérations ayant la même économie ;


- l’analyse des bilans diffère trop entre les entreprises françaises selon le mode de financement adopté, le type de contrat signé, et selon s’il s’agit de comptes sociaux ou consolidés. La lecture de l’endettement réel de l’entreprise dépend donc grandement de ce que ces opérations sont portées en dette ou en simple engagement hors bilan.

- l’application de normes IFRS pour les comptes sociaux des entreprises françaises nécessitera, là encore, une adaptation importante de notre réglementation fiscale.




 




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Publication : lapme.net

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